Remèdes de grand mère contre la conjonctivite.

Les plantes ont, de tout temps, constituées l’ingrédient de choix des remèdes de nos grand-mères. Pour lutter contre la conjonctivite, elles avaient trouvé la camomille un peu faiblarde ; lui préférant l’aspérule, la curcumine, l’euphraise, le mélilot ou encore, le plantain.

  • soigner la conjonctivite avec des remèdes de grand-mèreL’ aspérule odorante, aussi appelée : reines-des-bois, petit-muguet, thé suisse ou minute, pousse de préférence dans les forêts de feuillus. Elle est fréquente en France où elle s’épanouit plutôt au nord de la Loire. Les fleurs blanches de cette petite herbacé s’écroulent, une fois cueillies, au bout de quelques minutes, d’où son surnom de “minute” et dégagent une odeur de miel et de vanille. Contre la conjonctivite, elle s’utilise en externe ; après avoir infuser les fleurs séchées quelques minutes dans de l’eau bouillante en vase clos, on y trempe un coton que l’on appliquera, sur l’œil fermé, jusqu’à ce qu’il devienne sec.
  • Le curcuma, fleuron de la cuisine indienne, a de tout temps été utilisé en médecine. Sa couleur jaune l’indiquait naturellement comme remède contre la jaunisse. Mais ses propriétés désinfectantes en font une solide alliée pour lutter contre la conjonctivite. Elle s’utilise en externe ; après avoir réalisé une décoction. C’est-à-dire, qu’il faut faire bouillir ses tubercules quelques minutes,après les avoir préalablement mis dans de l’eau froide. Ensuite, on appliquera cette décoction sur des disques démaquillants que l’on posera sur les yeux.
  • L’euphraise, qui depuis le Moyen-Age est réputée pour guérir les troubles oculaires, est reléguée au rang des “mauvaises” herbe, mais bien à tort. Cette petite plante qui ne dépasse guère les trente centimètres s’épanouit dans les terres grasses de moyenne montagne. Elle fleuri de la fin du printemps au début de l’automne ; et même si, toute le plante est médicinale, on utilise préférablement ses parties aériennes. Ce sont ses flavonoïdes, ses tanins mais surtout l’aucubine qu’elle contient qui constituent un excellent remède contre la conjonctivite. Elle s’utilise en externe,et se prépare comme le curcuma, avec cinquante grammes de fleurs pour un litre d’eau. Mais c’est en collyre qu’elle se révèle la plus efficace.Il suffit de l’additionner de trente millilitres de sérum physiologique et de 3 gouttes de teinture-mère. En cas de doute sur la préparation, celle-ci peut être réalisée en pharmacie.
  • Le mélilot est une légumineuse tout à fait commune qui se plaît sur les sols pauvres. Cette bisannuelle, reléguée comme l’euphraise au rang des invasives , est aussi appelée fausse luzerne, trèfle jaune ou casse-lunette. Cette dernière appellation signifiant bien son utilité dans le traitement des yeux. Elle se prépare en infusion, pour laquelle on compte vingt grammes de sommités fleuries pour cent millilitres d’eau. L’application se fait comme pour l’ aspérule..
  • Le plantain, qui fut au registre des plantes médicinales jusqu’il y a peu, est retombé dans l’oubli. Cette plante se retrouve absolument partout et se reconnait par sa hampe florale émergeant d’un bouquet de feuilles épaisses.
    Elle se prépare en décoction et pour se faire on utilise toute la plante (fleurs, feuilles et même racines.) dans une proportion de quinze grammes par litre d’eau ; mais il est intéressant d’utiliser cette décoction pour en faire un collyre.

Enfin, pour un remède explosif, le docteur Nadet avait élaboré une décoction réunissant euphraise, mélilot et plantain associées à de la lotaire.

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